"Ecrire, c'ets comme un rendez vous d'amour dangereux. C'est une impulsion sensuelle. C'est comme si vous aviez une liaison avec quelqu'un de trés séduisant, de trés intrétable, qui vous attend. Prfois on hésite, et parfois on a le courage d'aller vers lui, le courage de se mettre à nu, de se confondre avec son personnage, de méler ses pensées aux siennes, d'écrire que plus tard, tout à l'heure, il serait seul dans sa chambre avec son papier blanc, et tous les chevaux et tous les violons de l'imagination galoperaient avec lui et, su'importerait alors que ses chevaux soient des tocards et que ses violons jouent faux." Françoise Sagan

Je ne vous direz rien de moi. Ni mon sexe, ni mon âge, peut-être plus tard on verra... J'écris un livre et je souhaiterais avoir vos avis à tous... Je rajouterais des articles assez souvent, ou pluôt on va dire dès que je le pourrais. Faite passez se blog à vos amis (ou vos ennemis), mais ce que je vous demande s'est de le faire tourner, que son contenu vous ai plus ou déplus... J'attends vos avis avec impatience.

Le titre c'est: L'amour n'a pas de visage

Bonne lecture....
"Ecrire, c'ets comme un rendez vous d'amour dangereux. C'est une impulsion sensuelle. C'est comme si vous aviez une liaison avec quelqu'un de trés séduisant, de trés intrétable, qui vous attend. Prfois on hésite, et parfois on a le courage d'aller vers lui, le courage de se mettre à nu, de se confondre avec son personnage, de méler ses pensées aux siennes, d'écrire que plus tard, tout à l'heure, il serait seul dans sa chambre avec son papier blanc, et tous les chevaux et tous les violons de l'imagination galoperaient avec lui et, su'importerait alors que ses chevaux soient des tocards et que ses violons jouent faux."  Françoise Sagan

# Posté le mercredi 24 juin 2009 18:52

Modifié le mercredi 24 juin 2009 19:03

1. Discorde et monotonie

1. Discorde et monotonie
Soudain ses genoux fléchirent, et Catherine tomba face contre terre. Dans sa main droite le quart d'une bouteille de whisky, dans la gauche une cigarette à peine consummé. La jeune fille âgée d'une quinzaine d'années, s'allonga sur le dos, et finit la bouteille d'une trait. Elle termina sa clope, et laissa rouler le récipient maintenant vide jusqu'au lac, où une fois dans l'eau, il se mit à flotter. Des larmes commencèrent à couler le long de ses joues. Elle rampa et atteignit le rebord du lac. Tout ce que Catherine, où plutot ce dont son esprit embué se souvenait, c'est qu'elle n'avait jamais apprit à nager. Elle laissa glisser son corps lentement dans l'eau sombre et profonde. Puis se fut le grand plongeons. Un éclair de lucidité l'envahit. Elle allait mourir! L'eau pénétrait en elle, par toutes les voix respiratoires, elle frôlait sa peau, l'éttoufait... Il n'y avait rien à faire, Catherine avait beau ce débattre, elle sombrait peu à peu mais de plus en plus, vers sa fin. Alors elle se posa une question: « Qu'est ce qui m'a poussé à mourir? Est ce la vie? Est ce l'alcool? L'argent? L'AMOUR? »

*
* *
Ce matin là, Catherine se leva à six heure, un peu plus tôt qu'a l'ordinaire. Le soleil du sud pénétrait déjà dans sa chambre, et donnait ainsi à la piéce un atmosphére chaleureux, donnant l'impression d'être dans une bulle. La violente dispute et les coups que lui avait asséné son père la veille, lui donna d'affreuses douleurs au réveil. Elle partit à pas lent mais assurés dans la salle de bain. Ce qu'elle vit dans le miroir de celle-ci la fit sursauter. Sur son visage bléme, un bleu noirâtre s'était imposé. C'était la première fois que son visage était marqué par la violence de son père. Elle ne put camoufler la marque du délit avec quelque maquillage que se soit, la pommette était beaucoup trop sensible. Elle se contenta de détacher ses cheveux bruns et de maquiller ses yeux noirs.
Dans le train, elle trouva une excuse à peine potable, pour expliquer au curieux les raisons de son ématome. Puis elle partit loin dans ses pensées. Les gens qui l'entouraient dans le wagon lui paraissaient ridicules. Et pourtant, ils l'intriguaient. Elle aimait les observer, les épier. Il lui arrivait de croiser leurs regards, elle le soutenait, pour se prouver à elle même qu'elle possédait une force. Aujourd'hui pourtant, elle se contentait de regarder furtivement, elle soutenait rien ni personne, mais se contentait de cacher son visage, puisqu'il n'était capable de ne montrer que sa faiblesse. Catherine avait honte. Tous ces ématomes lui faisaient honte, celui qu'elle portait sur son visage en particulier. C'était pour elle égal au fait qu'un tueur se balade avec les mains tachées du sang de sa victimes. Les autres aussi lui faisaient honte, mais les autres s'étaient différents, ils ne se voyaient pas. Personne ne pouvait savoir qu'ils étaient là. Celui-ci, était une preuve accablante de son crime, celui d'être là, et de déplaire.Dans les yeux de son géniteur, et cela depuis maintenant cinq ans, elle ne voyait plus qu'une haine dévorante et destructrice, ces yeux noir semblaient être dégouté à chaque regard posé sur elle. Comme si, elle était sale.

Le train s'arrêta, la jeune fille abandonna ses rêveries. Elle descendit de l'automotrice puis elle continua sa course folle. Elle s'alluma une cigarette. Il était sept heure trente-huit quand elle rejoignit ses amis. Il y avait Martin, le meilleur ami de Catherine, un grand, brun, les cheveux mi-long, les yeux verts, et la mou un peu boudeuse; le petit petit frère de celui ci, taillé de la même manière, mais dans un style loveur et non rock; et puis un peu à l'écart, Justine, une jeune fille, avec un visage félin et de grands yeux bleus. Martin s'approcha d'elle pour lui faire la bise. Il s'y prit gauchement et lui asséna un coup, elle ne put retenir un petit cri de douleur. A partir de ce moment-là, les questions fusèrent: « Qui est ce qui t'a fait ça? », « Tu t'es battu? »... Elle récita son excuse bidon, comme si elle récitait une poésie par coeur: « Nan, rien de tout ça! Vous savez à quel point je suis maladroite et bien, j'ai un peu honte de le dire, mais je me suis pris les pieds dans un tapis et, ma joue est allée s'exploser contre la table basse. ». L'auditoire se mit à rire des mésaventures de la menteuse, mise à par Martin, qui lui savait. De toutes manières, Martin savait tout. Il était devenu impossible à Catherine de lui mentir. Il anticipait chacune de ses réactions et, connaissait toutes ses expressions. Sa lui permettait d'être consolé, il était là pour elle et, elle le savait très bien.

Les cours commencèrent à huit heure quinze, dans un ennui des plus total, bâillement et sommeil étaient au rendez-vous. Certains professeurs ne purent s'empêcher d'être curieux et, la questionnaire sur les raisons de bleu, certains lorsqu'elle expliquait, se mirent à rire, d'autre ossèrent les épaules...
Seule son enseignante d'allemand ne prit pas sa à la légère. C'est une femme d'environ 1métre 70, filiforme, âgée d'une trentaine d'années peut-être plus, ses cheveux bruns lui tombaient jusqu'aux épaules. Elle possédait un visage allongé avec deux joues rondes, ses yeux étaient d'un vert profond, pas toujours tendre, ceux-ci soulignés d'un trait d'eye-liner noir. Le nez était long, mais ni laid ni disgracieux, deux rides s'étaient discrétemments formées jusqu'à sa bouche pincée. Le visage était prolongé par un menton en galoche. Rien, n'était radieux chez cette femme, son caractère lui-même pouvait faire fuir, mais Catherine trouvait le tout harmonieux. Elle lui trouvait un charme.
Des longs doigts de Madame Leroy sortit un claquement sonore,
_ Moi aussi Lorsque j'avais ton âge, je me cognais bêtement contre des tables ou, je prenais des portes. Mais le probléme, c'est que la réalité était tout autre, mon père me battait. Il faut à tout prix que tu te fasses aider!
Catherine avait eu un moment de faiblesse et avait écouté bouche bée. C'est pleine de rancoeur, qu'elle reprit ses esprits,
_ Je suis désolé de ce qui vous êtes arrivée, mais il vaudrait mieux que vous ne confondiez pas entre un simple accident maladroit et une fille battu!
_ Je ne confonds pas, j'en suis certaine. D'ailleur, tu devrais poser une escalope dessus, ça ferait dégonfler le tout et la douleur s'atténura. Je te laisse mon numéro de portable au cas où tu aurais un souci. D'après ce que j'ai crus comprendre tu prends le train pour rentrer chez toi.
_ Oui et alors?
_ Dans ce cas, rendez-vous à la terrasse de Chez Mari. Tu sais le café à l'angle de la rue...
_ Oui c'est bon, je sais. Je connais la ville comme ma poche! Je ne vois pas vraiment l'intérêt de ce rendez-vous, mais je serais présente.
Madame Leroy tendit à Catherine un petit bout de papier sur lequel était inscrit son numéro. La jeune fille ne savait pas comment faire, le prendre c'était avouer que son père sortait de ses retranchements un peu plus que de raison, ne pas le prendre c'était refuser l'aide extérieure. Elle finit par le prendre après une longue hésitation.

# Posté le mercredi 24 juin 2009 19:04

Modifié le mercredi 01 juillet 2009 12:27

La dernière heure de cours se passa dans un atmosphère calme et sombre. Les murs d'un blanc salit par le temps, le tableau vert billard, doucement couvert par la poussière des craies, les tables en bois taguées par des élèves ennuyés ou emplient de désespoires... amplifiait le sentiment d'étouffer de la jeune fille. Lorsque la sonnerie retentit, sourde et bruyante, la collégienne fatiguée, regroupa ses affaires de classes dans son sac à main. Elle partit comme une voleuse et, quitta le bâtiment lugubre. Dans son hélant, elle passa devant l'arrêt de bus, continuant à marcher d'un pas rapide et régulier. La chaleur était déjà insoutenable alors que l'on ne se trouvait qu'au début du mois de Juin. Catherine ne prit que des petites rues, ainsi elle était sûr de ne croiser personne. Ses petites rues où les maisons qui comportent plusieurs étages sont collées les unes aux autres, montant toujours plus haut et, donnant l'impression qu'elles vont vous tomber dessus.
Elle arriva sur une petite place baignée par le soleil, au centre de celle-ci, une petite fontaine laissait jaillir de doux filets d'eau claire. En face de Catherine se présentait la terrasse de Chez Mario, avec ses chaises et ses tables en fer forgé, la façade un peu vieillit du café gardait tout sont charme. A deux maisons de là, une épicerie avec son étalage de fruit gorgée de chaleur, semblait bien vide. Catherine s'élança, alla s'asseoir en face de son professeur songeuse, alluma une cigarette et commença à se détendre. Tous ses muscles jusqu'à maintenant contractés et en activités, se relachèrent. Elle observa longuement Madame Leroy, qui entre temps avait pris un air outré, dédaigneux et hautain.
_Vous semblez étonné. S'exclama Catherine. Vous n'étiez pas au courant? Les jeunes de nos jours, c'est terribles. C'est même horribles! Ca mène une existence complètement dépravé et, ça n'a aucun scrupule! Non, ce n'est pas ce que vous-vous dites entre enseignants? Et bien maintenant que vous avez vu la bête, vous pourrez le confirmer auprès de vos collègues.
_ Je suis censé répondre à ce genre d'agression? Je savais tout ça. Mais savoir et voir se sont deux choses différentes.
Catherine fit un grand geste de la main au patron et lui cria « comme d'habitude », quelques instants plus tard, un whisky fut posé devant elle. Elle ne dit rien, elle but et fuma en silence. Tout son squelette était visible, elle n'avait que la peau sur les os. Ses pomettes étaient saillantes, les os de sa mâchoire tranchant. Ses yeux noirs, franche contrastaient avec la pâleur de sa peau. Des yeux souvent rageur, colériques, haineux et parfois tristes ou désespèrés, ceux-ci n'était pas souvent présent et pourtant semblaient être indéniablement accrochés à son regard comme une larme qui n'aurait jamais coulée. Ses mains longues et minces, se terminaient par des phalanges fines comme des aiguilles de pin.
Elle les tendait pour prendre son verre. Le poids du récipient paraissait faire chuter tout l'avant de son corps vers le sol.
Elle finit son whisky cul-sec, écrasa son mégot, se dirigea vers le comptoir et paya. Avant de partir, elle regarda Madame Leroy et lui lança ces quelques mots: « C'est bien ce que je pensais, toute cette mascarade n'a servie strictement à rien! Vous croyez savoir, mais vous ne savez rien! Bon week-end. »

# Posté le lundi 06 juillet 2009 11:28

Modifié le lundi 06 juillet 2009 11:39

2.Le concert

2.Le concert
L'enseignante resta assise, pensive, pendant cinq minutes. Puis se leva et couru dans la même direction que son élève, des flash des vingt dernières années revinrent, le visage de son père, le plaisir qu'il éprouvait à chaque coup qu'il lui portait, sa jubilation, son sourire mesquin, le silence de sa mère...
Après avoir parcouru quelques mètres, Catherine était là, accroupit les yeux dans le vide. Elle abandonna ses rêveries et ses réflexions remplies de mots, de sentiments, de paroles. Elle se demanda longuement ce que lui voulait cette inconnue, qui cherchait à tout prix l'aider. Aucune d'elles ne parla, elles ne savaient pas qui devait entamer la conversation. Mais Catherine trop impatiente brisa le silence.
_ Que me voulez-vous à la fin? Vous allez me suivre longtemps ainsi? De quoi voulez-vous me parlez? Je n'ai rien à vous dire, vous ne connaissez pas ma vie!
_ Je n'attends rien de toi, je sais que c'est toi qui attends quelque chose, pas forcément de moi. Tu as besoin d'aide!
_ Vous savez quoi au juste? Qu'est-ce que vous en savez que j'ai besoin d'aide?
_ Tu veux venir avec moi, j'ai deux places pour un concert de piano?
_ Je vous demande pardon! Lui répondit-elle ahurit.
_ Tu veux venir voir un concert de piano ce soir avec moi? Répéta-t-elle.
_ Pourquoi m'inviter moi? Votre mari doit vous attendre, de même pour vos enfants!
_ Mon Mari est en voyage d'affaire et mon fils dort chez son amie.
_ Ah! J'aimerai bien, mais malheuresement, mon père m'attend.
_ Je peux l'appeler si tu veux. Je lui dirais que je t'invite à manger et, qu'ensuite je te donnerais un cours d'allemand. Tu peux dormir à la maison si tu veux, s'il n'est pas d'accord, au pire je te ramènerai chez toi.
_ Je ne sais pas si c'est une très bonne idée! Il va être furieux que je le prévienne au dernier moment! Vous pouvez toujours essaier.
Catherine semblait heureuse, malgré son défaitisme. Elle essayait de ne pas se réjouir trop vite et, passa son téléphone à la femme qui lui souriait, laissant ainsi apparaître de petites dents blanches et droites. La conversation fut brève, Catherine avait le coeur retourné. Elle n'espérait qu'une chose ne pas rentrer chez-elle ce soir. Le téléphone raccroché, la réponse fut positive. La jeune fille savait que la bonté dont son père avait fait preuve, elle le payerai plus tard. Elle préféra oublier sa sombre vision pour le moment et se réjouit discrètement. Ces quelques instants de bonheurs, lui suffiraient-ils? Pourraient-ils remplacer ceux, qu'elle avait passé avec sa chère et tendre mère? Elle finit par se dire qu'il n'y avait aucun rapport et, se demanda comment son esprit avait put en arriver à ces interrogations, en un laps de temps aussi court. Et puis se souvenir d'une personne, longtemps auparavant appelé Maman. Cette personne tend chérie. Ce souvenir si noire et, si beau à la fois, apportant bonheur et joie, après avoir été effacé, que reste t-il? Le malheur et la solitude qui eux sont toujours présents et n'ont pas l'air de vouloir fuir...

Elles allèrent manger dans un restaurant, au cadre chaleureux, le dîner se passa à merveille, si ce n'est une conversation qui déplut à Catherine. Une discussion sur une chose qu'elle préférait oublier, anéantir, ou plutôt qu'elle essayait t'en bien que mal d'anéantir, mais qui repassait en boucle, systématiquement.
Madame Leroy entre le plat principal et le dessert, questionna la jeune fille.
_ Pourquoi ne vas-tu pas habiter chez ta mère?
_ Parce qu'elle est partie avec son amant. Vous-vous sentez obligée de me questionner sans arrêt? Lui répliqua Catherine.
_ Non, pas du tout excuse moi si je me mêle de ce qui ne me regarde pas. Je suis de nature curieuse. J'aimerai mieux te connaître. Tu as des frères et soeurs?
_ Non, enfin si. Ma soeur est décédée à l'âge de six ans d'une leucémie.
L'enseignante se sentait mal à l'aise. Elle voulut changer de sujet, mais Catherine ne lui en laissa pas le temps et, continua de parler, semblant faire un soliloque.
_ Je me souviens de son petit sourire, des moments où elle riait, de ce petit rire lutin, identique à la mélodie d'une flûte. Ma petite mélodie qui flotte s'en arrêt dans ma tête. Elle regardait le monde comme si, elle le redécouvrait constamment, avec ses yeux verts immenses. Elle était si belle, si jeune, à six ans un enfant, ignore tout de la mort, celle-ci est comme inexistante, tout ce qui compte pour lui c'est la vie. Alors, comment peut-on lui retirer...?
Ses dernières paroles s'évaporèrent en un souffle. Madame Leroy fut apaisée par c'est quelques paroles, ou réjouit d'avoir put trouver une faille, même très sombre. Une entaille qui la faisait ainsi avancer vers l'inconnu, mais aussi vers des sentiments alors, qu'elle commençait à penser que son élève ne possédait pas de coeur. Il lui faudrait du temps pour déchiffrer chacune de ses expressions, de ses manières, avant de connaître lesquelles étaient celles de la tristesse ou de la joie.
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# Posté le vendredi 10 juillet 2009 19:11

Modifié le vendredi 10 juillet 2009 19:31